Pollution de l'eau : "Un manque d'accompagnement"
Chef d'entreprise en cybersécurité et candidat aux municipales de Bérat, François Allais, revient sur la gestion de la pollution de l'eau qui a affecté dernièrement 32 communes alimentées par l'usine d'eau du Fousseret.
François Allais s'interroge sur les risques pris par un manque de communication, lors de la gestion de l'eau polluée ayant affecté 32 communes. Photo F.A.
Que s'est-il passé ?
Avec le peu d'informations en ma possession, je vais tenter de résumer. Depuis 2024, l'entreprise Fibre Excellence qui traite la fibre du papier génère des risques de pollution de l'eau, aux chlorates. Une loi en préparation est entrée en vigueur en janvier 2026. La direction du SIECT et l'entreprise elle-même étaient au courant. Naturellement, cela a déclenché un premier contrôle le 8 janvier 2026 et l'organisme de contrôle a révélé un taux supérieur aux normes entrées en vigueur et attendues.
Que reprochez-vous dans cette gestion de pollution de l'eau ?
La population a été informée le 9 janvier par arrêté préfectoral. Factuellement, entre le 8 et 15 janvier, Paul-Marie Blanc président du syndicat des eaux et par ailleurs maire de Bérat, aurait pu communiquer, car il était censé être au courant de par sa fonction. Pendant cette période de 7 jours, il y a des enfants, des femmes enceintes, des personnes âgées ou vulnérables qui ont consommé cette eau, sans le savoir. Seuls une communication sur le site internet et les panneaux lumineux communaux ont indiqué que l'eau était redevenue consommable, sans aucune information directe des foyers. Comment font les personnes qui n'ont pas accès à ses canaux de communication ? Pourquoi ce manque de communication et de transparence ?
Qu'en est-il de la distribution d'eau ?
J'ai recueilli le témoignage de personnes qui se sont rendues en mairie pour obtenir des bouteilles d'eau et qui sont reparties avec très peu de bouteilles, parfois une seule, voire une tentative de refus, la personne ayant dû insister. Sur les groupes Facebook liés à la commune de Bérat, il y a eu des réactions, avec des témoignages d'enfants qui ont été pris de nausées, des personnes qui ont eu des migraines, des maux de ventre et des vomissements. Étant Bératais, je me serai attendu à avoir une information au plus tôt possible et un meilleur accompagnement.
Note : Informations que La Dépêche a pu vérifier.